mercredi 24 décembre 2014

Is it Christmas yet?

Oui, je sais, je suis la fille qui vous partage ces recettes de Noël le 24 décembre, même pas peur! Il faut dire que ces dernière semaines ont été un peu folles, il y a eu un calendrier de l'avent à faire, une série à finir, les cadeaux à acheter et emballer avant de prendre l'avion, et puis les petits sachets de biscuits de Noël à confectionner! L'appartement était parfumé à l'orange et à la cannelle pendant des jours, des mince pie ont été dévoré en quantité industrielle, il a fallu préparer des cidres chauds que l'on a patiemment transporté dans notre petit thermos jusqu'à notre pub préféré (tous les ans, on va y voir It's a wonderful life - c'est notre petite tradition) et puis finalement, Noël est déjà là!
Cette année ce sont ajoutés aux traditionnelles étoiles à la cannelle et Brünsli de Bâle de chouettes biscottis en mosaïque (et des biscottis à l'orange et aux amandes), des petits biscuits moelleux très amandes et des macarons choco-cocos de Loukoum, gros gros succès auprès de P. - j'ai dû réalisé deux fournées pour compléter la disparition mystérieuse de ces macarons dans les sachets à offrir...


Petits biscuits très amande et orange
Pour une trentaine de biscuits (inspirée d'une recette trouvée sur Pinterest)

130g de poudre d'amandes de bonne qualité
130g de farine
110g de beurre doux, ramolli mais pas fondu
70g de sucre
Un jaune d'oeuf
2 c. à café de zestes d'orange (bio, de préférence)
1/2 c. à café d'extrait d'amande amère de bonne qualité
Une pincée de sel fin
Environ une trentaine d'amandes entières, non salées


Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre d'amande et le sel. 
Dans un autre bol, fouetter le beurre mou jusqu'à ce qu'il devienne légèrement mousseux (avec un batteur électrique ça va très vite). Y ajouter graduellement le sucre en poudre. Ajouter le jaune d'oeuf, les zestes d'orange et l'extrait d'amande amère. Mélanger. Verser dans ce mélange "mouillé" le mélange farine-amande et battre jusqu'à obtenir un mélange homogène. Former une boule et mettre au frais pour 10min.
Préchauffer le four à 160°C.
Sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé, former des petites noix de pâtes (environ une cuillère à soupe), les espacer de quelques centimètres. Déposer une amande entière au centre de chaque boule et presser légèrement. Faire cuire 15 à 18min, les biscuits ne doivent pas être trop colorés. Laisser complètement refroidir.

***

Mosaïc Biscottis
Pour une vingtaine de biscuits (inspirée d'une recette de The Italian Dish)

2 oeufs bien élevés
150g de sucre blond
75g grammes de noisettes entières
75g de pistaches entières non salées
75g de cranberries séchées
300g de farine
1 c. à soupe d'extrait naturel de vanille
1 c. à café de poudre à lever
Une pincée de sel

Pour le glaçage
200 grammes de chocolat noir de bonne qualité

Préchauffer le four à 200°C.
Dans un saladier, battre les oeufs, le sucre et la vanille jusqu'à ce que le mélange devienne pâle et mousseux. Ajouter les cranberries séchées. et mélanger. Sous le grill, faire griller les noisettes quelques minutes (attention cela va très vite!). Retirer la peau et mettre de côté.
Dans un autre saladier, mélanger la farine, la poudre à lever et le sel. Ajouter ce mélange "sec" au mélange oeufs-sucre et battre à l'aide d'une cuillère en bois jusqu'à obtenir un mélange homogène. Y ajouter les noisettes et les pistaches (le mélange est très collant).

Verser la pâte sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé afin de former un boudin d'environ 35cm de long sur 10cm de large (on peut aussi faire de plus petits biscottis en divisant la pâte en deux et en formant deux boudins plus fins). Faire cuire 16-18 minutes.
Retirer du four et laisser refroidir. Baisser la température du four à 150°C et découper le boudin en tranches d'environ 1,5cm d'épaisseur.
Déposer les biscottis sur la même plaque à pâtisserie et les faire cuire 10 minutes. Retourner les, et les remettre au four 10 minutes. Il faut les surveiller, ils ne doivent pas trop colorer.
Laisser refroidir.

Pendant ce temps, faire fondre le chocolat selon votre moyen préféré (au bain-marie ou au micro-onde), et y tremper la moitié de chaque biscuit. Déposer sur une grille et laisser complètement refroidir.
Ces biscuits se conservent très bien une semaine dans une boîte hermétique.

Macarons coco, chocolat et éclats de pistaches
Pour une vingtaine de macarons (d'après la recette de Beau à la Louche - attention, très addictif!)


4 oeufs bien élevés
120g de sucre semoule
1 pincée de sel
1 cuillère à soupe d’extrait de vanille maison
50g de beurre fondu
240g de coco
Pour la décoration
200g de chocolat noir dessert
35g de pistaches mondées non salées
Dans un bol fouetter les œufs, le sucre, le sel, et la vanille jusqu’à avoir un mélange mousseux. Ajouter ensuite le beurre fondu et la coco. Mélanger puis laisser reposer 15 minutes pour que la préparation devienne un peu plus ferme (la coco va absorber le liquide).
Préchauffer le four à 175°C. Recouvrir la plaque du four de papier sulfurisé.
Prélever un peu de préparation à la noix de coco et former un cône ou une pyramide. Déposer sur la plaque du four. Répéter l’opération avec le reste de la préparation. Cuire 10 à 12 minutes : les macarons doivent à peine dorer. Laisser refroidir puis déplacer sur une grille.
Faire fondre le chocolat au bain marie ou au micro-ondes, concasser les pistaches.
Tremper la base des macarons dans le chocolat fondu, les déposer sur le côté sur une feuille de papier sulfurisé, laisser le chocolat sécher. Une fois le chocolat pris, tremper la base des macarons une nouvelle fois dans le chocolat fondu, laisser le chocolat à peine prendre puis les saupoudrer d’éclats de pistache (ou plus simple les tamponner contre les éclats de pistache). Laisser ensuite complètement sécher. Ils se conservent très bien dans une boîte hermétique!
***
Avec toutes ces gourmandises, je vous souhaite de très belles fêtes!

mercredi 10 décembre 2014

Brioche roulée au potimarron - c'est encore de saison!

Bon je me doute que vous êtes sûrement plus au milieu des bredele et dinde aux marrons plutôt que dans le potimarron en ce moment, mais je trouvais qu'il n'y avait pas assez de recettes à base de courge sur ce blog! Pourtant, chez nous ce n'est pas ce qui manque, on en cuisine au moins une fois par semaine (souvent en risotto ou en pizza, miam!) mais le hit de cet automne c'est bien cette brioche! Elle est ultra moelleuse grâce à la purée de potimarron, et on peut la garnir selon ce qu'il y a dans le frigo, le mariage gagnant étant le trio ricotta-saumon fumé-ciboulette. C'est parfait pour un déjeuner léger avec une belle salade ou pour un brunch de compet'! Tous à vos potimarrons tant qu'ils sont encore sur les étals!


Brioche roulée au potimarron, ricotta et saumon fumé
Pour une belle brioche

Pour la pâte:
300 gr de farine de blé T65
7 gr de levure de boulanger déshydratée
200 gr de purée de potimarron
80 ml de lait
50 gr de beurre
1 œuf bien élevé
1/2 c. à café de sel

Pour la garniture:
Une dizaine de petites tranches de saumon fumé
200g de ricotta
Une belle botte de ciboulette fraiche, ciselée

La pâte:

Faire fondre le beurre dans le lait.
Dans un grand saladier, mélanger à la main la purée de potimarron, l’œuf, la farine, la levure et le sel. Ajouter le lait et le beurre tiédi.
Pétrir pendant 5 min, fariner afin de ne pas avoir une pâte collante.
Couvrir dans un endroit chaud à l’abri des courants d’air et laisser lever 1H30 au moins.
Au bout de ce temps, d"gazer la pâte puis l'étaler au rouleau et former un rectangle.

La garniture:

Mélanger à la ciboulette à la ricotta. Saler. Poivrer.
Garnir le rectangle de pâte des tranches de saumon fumé et du mélange ricotta-ciboulette. 
Rouler le rectangle sur lui-même et bien sceller les deux extrémités. Disposer dans un moule à cake. Couvrir et laisser reposer 30 min, la pâte va lever.
Cuire au four préchauffé à 200°C pendant 20 à 30 min environ jusqu'à ce que la brioche soit bien dorée!

***
Aparté cinématographique
C'est aujourd'hui que sort au cinéma en France Le Chant de la Mer (Song of the Sea en version originale) et je ne peux que vous encourager à aller le voir en salles! C'est un très beau film sur lequel j'ai eu la chance et l'honneur de travailler pendant un peu plus d'un an ici à Kilkenny (c'est d'ailleurs pour lui que je me suis retrouvée ici!)! Emmenez vos amis, les amis de vos amis, vos enfants, les copains de vos enfants, votre famille, vos collègues, bref allez y (pas pour Nolwenn Leroy mais pour les décors en aquarelles et l'animation tradi), courez y! Et puis surtout venez me dire ce que vous en avez pensé ;-)


samedi 6 décembre 2014

Dîner chic pour flemmarde avisée

Nigel Slater dirait: "Another quick pasta supper".
Sonia Ezgulian affirme que "tant qu'il y aura des artichauts marinés et des pistaches vertes, la bonne humeur régnera dans la cuisine". Comme souvent, elle a bien raison!
Voici une recette très simple et très chic pour ces soirs de Décembre où l'on n'a pas envie de foie gras, de viandes à rôtir pendant des heures ou de kilos de légumes à éplucher. On a encore un peu de temps avant l'orgie des fêtes, autant en profiter!


Pesto de pistaches et citron

Pour un petit pot
20g de basilic frais (j'en ai encore plein sur le bord de la fenêtre!)
20g de pistaches, non salées
20g de parmesan fraîchement râpé
1 c. à café de zestes de citron (bio de préférence)
Huile d'olive de qualité
Sel, poivre

A l'aide d'un mortier et d'un pilon, écraser les feuilles de basilic grossièrement déchirées, les pistaches, et l'huile d'olive de façon à obtenir une pâte. Y ajouter le parmesan râpé et les zestes de citron, saler et poivrer et mettre au frais si vous ne le consommez pas tout de suite! On peut aussi mettre tout les ingrédients dans un petit mixeur, mais c'est moins bon je trouve. Faites à votre préférence!


***
Spaghettis très chics au pesto de pistaches, citron et artichauts


Pour deux gourmands pressés
On fait cuire des spaghettis de bonne qualité (du genre DeCecco) dans un grand volume d'eau bouillante salée selon le temps indiqué sur le paquet (ou jusqu'à ce qu'ils soient al dente). On découpe en lamelles des petits artichauts marinés, selon la quantité souhaitée. Lorsque les spaghettis sont prêts, on mélange du pesto de pistaches et citron, les artichauts et une bonne quantité de parmesan râpé. On finit en parsemant de zestes de citron et de pistaches concassées. On sert dans des assiettes préalablement réchauffées et on déguste immédiatement!

jeudi 27 novembre 2014

Tartelettes rustiques figues et crème d'amande

On continue dans les desserts de saison avec ces tartelettes parfaites pour les longues soirées d'automne. A déguster avec une boule de glace vanille, une cuillère de crème fraîche ou sous une montagne de custard (c'est comme ça qu'on les préfère à la maison).



Tartelettes rustiques figues et crème d'amande
Pour 6 à 8 tartelettes, selon la taille de vos moules

Une dizaine de petites figues fraîches, coupées en quartiers (s'il y en a trop, mangez les restes!)

Pour la pâte
adaptée de la recette de Loukoum°°°
225g de farine complète
75g de petits flocons d'avoine
35g de cassonnade
½ cuillère à café de sel

½ de vanille en poudre 
2 cuillères à café de mélange quatre-épices
115g de beurre froid
125g de yaourt nature
2 cuillères à soupe d'eau glacée


Pour la crème d'amande
200g de poudre d'amande
200g de sucre en poudre
200g de beurre mou (mais pas fondu)
1 gousse de vanille grattée 
3 oeufs
1 c. à soupe de farine
Commencer par préparer la pâte.
Mélanger la farine, les flocons d'avoine, le sucre, le sel et les épices. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et mélanger du bout des doigts. Ajouter le yaourt, mélanger puis verser petit à petit l'eau glacée (la pâte ne doit pas être trop humide, adapter selon la consistance), pétrir à la main jusqu'à ce qu'une pâte souple se forme. Arrêter de mélanger dès ce moment-là, former une boule et étaler en un disque d'une quinzaine de cm de diamètre, emballer dans du papier film et mettre au frigo pendant 30 minutes.

Pendant ce temps, préparer la crème d'amande: 
Dans un saladier, mélanger vivement la poudre d'amande, le beurre, le sucre et la vanille. Avec un petit fouet électrique cela va très vite! Ajouter ensuite les oeufs, mélanger à nouveau puis pour finir, ajouter la cuillère de farine et mélanger une dernière fois.

Sorter la pâte du frigo et prélever y des petits pâtons avec lesquels vous garnirez les moules à tartelettes (préalablement beurrées ou recouvertes de papier sulfurisé). Garnir généreusement chaque tartelette de crème d'amande puis y déposer les quartiers de figues. Ne lésiner pas sur la quantité de fruits! Ramener les bords de pâte vers le centre s'ils dépassent un peu du moule.
Faire cuire 25 à 30min à 180°C dans un four préchauffé. Laisser refroidir avant de servir.

mardi 25 novembre 2014

A very sweet time in November (and a sweet potato pie)

Quelques idées pour passer un mois de Novembre très doux:
*partir à l'heure du studio (pour une fois) et aller boire un hot whiskey avec son amoureux, en écoutant Dylan à la radio (dans le pub du même nom)
*recevoir des jolis paquets plein de bonbons colorés et de chocolats à faire fondre dans son lait chaud du matin
*faire des projets de voyage - Venise ou Copenhague?
*ou se faire voyager en lisant un très joli atlas déniché dans sa librairie adorée (ce jour là, j'attendais impatiemment P. qui revenait de quelques au Portugal, j'avais fait passé le temps en prenant un bien chouette petit déjeuner composé de saumon fumé, oeufs bénédictes et muffins anglais, c'était bien!)
*dans son panier du marché, y glisser plein de petites courges et potimarrons en tout genre, et se promettre qu'à chaque fois, on les cuisinera différemment (sauf pour le cheesecake au potimarron, celui là il était vraiment trop bon!)
*faire des tout petits paquets cadeaux pour un calendrier de l'avent home-made, en s'assurant de bien le cacher au fond de l'armoire (c'est une surprise)
*se récompenser d'avoir acheté ce pyjama tout doux l'autre fois, lorsque l'on doit passer 4 jours au fond de son lit (c'est la maudite flu qui traîne toujours dans le studio à cette période là, elle finit toujours par m'avoir)
*ne pas fêter Thanksgiving mais préparer une très jolie

Sweet potato pie with a caramelised nuts crust
Tarte à la patate douce et noix caramélisées
que l'on dégustera en pensant à toutes ces personnes bienveillantes à qui l'on aimerait bien envoyer une petite part (ma douce de soeur, N., Mo. et son blondie)


Pour une tarte pas trop grande (j'ai utilisé un moule de 22cm de diamètre)
Pour la pâte (attention, les proportions des ingrédients ci-dessous sont pour deux pâtes à tarte - je double toujours les quantités comme ça j'en ai toujours une au congélateur en cas d'envie de desserts imprévue!)
150g de beurre mou
95g de sucre glace
30g d'amande en poudre
2 pincées de fleur de sel
1 gousse de vanille, dont vous avez récupéré les graines
1 oeuf battu
250g de farine

Pour l'appareil
600g de patates douces, épluchées
150g de beurre
150g de cassonade (la recette préconisait le double (!), j'ai réduit de moitié et je pense que l'on pourrait même enlever 50g!)
3 oeufs moyens, légèrement battus
1 c. à café de noix de muscade en poudre
1 c. à café de cannelle en poudre
1 c. à café de gingembre en poudre
150ml de lait
1 c. à café d'extrait de vanille naturel

Pour les noix caramélisées
120g de noix de pécan
120g d'amandes entières (blanches)
50g de sucre

Commencer par faire cuire les patates douces, dans un grand volume d'eau ou à la vapeur. Cela prend entre 20 à 30min selon la taille de vos légumes, il faut qu'ils soient bien tendres.

Pendant ce temps, préparer la pâte. Malaxer le beurre mou pour l'assouplir, ajouter tout en mélangeant à chaque fois le sucre glace, la poudre d'amande, la fleur de sel et le contenu de la gousse de vanille grattée, l'oeuf battu, puis la farine. Mélanger jusqu'à ce que la pâte forme une boule, emballer dans du papier film et réserver au frigo.
Préchauffer le four à 170°C.

Lorsque les patates douces sont prêtes, bien les égoutter puis écraser en purée très fine. Ajouter le beurre puis la cassonade et bien mélanger. Laisser refroidir quelques instants puis incorporer les oeufs, les épices, le lait et la vanille. Bien mélanger à nouveau.

Sorter la pâte du frigo, la diviser en deux et étaler votre moitié (de pâte, pas de coeur) entre deux feuilles de papier sulfurisé. La pâte est assez fragile, l'étaler le plus finement possible. La déposer dans un moule à tarte et arranger les bords. Faire cuire 15min à blanc dans le four chaud. Puis, verser l'appareil à la patate douce, veiller à ne pas dépasser les bords de la tarte. Il m'en restait un peu après, je les ai juste fait cuire 20min au four dans des petits ramequins, c'était tout aussi délicieux). Enfourner pour 35 à 40min.

Pendant ce temps, faire caraméliser les noix dans une poêle, avec les 50g de sucre. Lorsque la tarte a refroidi, la garnir des noix entières ou concassées.
Enjoy!

mercredi 19 novembre 2014

Chic, des restes! (Colcannon and Fishcakes)

Retournons un peu à l'Irlande. Traditionnellement, le colcannon se sert à Halloween  (c'est pour dire à quel point ce billet a du retard, hum hum) - on y cache alors une pièce de monnaie, un peu comme dans notre Galette (c'est un peu moins élégant, il faut l'avouer). C'est une simple purée de pommes de terre agrémentée de chou vert ou de kale, ma préférence allant nettement à la dernière version. Il accompagne à merveille les loin of bacon rôtis ou des saucisses au jus, mais surtout on peut utiliser les restes pour faire ses propres fishcakes - rien à voir avec ceux déguster au pub, je vous le dis!

Traditional Colcannon
Environ 500g de belles pommes de terre à purée
200 à 250g de kale, selon les goûts (ou de chou vert. Dans certaine famille irlandaise, on utilise aussi du blanc de poireau)
30g de beurre salé
Du lait
Du sel, du poivre

Je ne suis pas sûre que l'on puisse vraiment appeler cela une recette, c'est très simple. Il suffit de faire cuire dans un grand volume d'eau les pommes de terre (vous pouvez les éplucher avant ou après, selon votre préférence) jusqu'à ce qu'elles soient bien tendres (environ 20 à 25min selon la taille).
Pendant ce temps, laver les feuilles de kale. Les plonger 5 à 6 minutes dans un grand volume d'eau bouillante salée puis les passer rapidement sous l'eau froide pour qu'elles gardent leur belle couleur. Les émincer, pas trop finement.
Dans un saladier, écraser les pommes de terre en purée à l'aide d'une fourchette ou d'un presse-purée (mais pas de mixeur! elles deviendraient trop élastiques). Ajouter le kale et mélanger. Ajouter le beurre et le lait jusqu'à obtenir la consistance désirée (ce n'est pas une purée très liquide, je mets en général quelques cuillères à soupe et cela suffit), saler, poivrer et déguster lorsque c'est chaud! Ou laisser refroidir si vous envisager d'en faire des fishcakes.


Perfect salmon fishcakes
Pour 3 à 4 personnes en plat principale (environ 12 palets)

Il faut ajuster la recette selon la quantité de colcannon à votre disposition. J'utilise autant de chair de poisson que de pommes de terre, ça évite d'avoir des fishcakes tout secs.

500g de colcannon (ou de pommes de terre cuites, pelées et écrasées en purée)
350 à 400g de saumon (bio, c'est mieux)
100 à 150g de saumon fumé de bonne qualité
2 échalotes bien charnues, émincées
1 petit bouquet de persil frais, ciselé
1 petit bouquet de ciboulette fraîche, ciselé
1 petit bouquet d'aneth fraîche, ciselé
De la farine
2 gros oeufs, légèrement battus
Environ 200g de chapelure
Le zestes d'un citron (optionnel)
Sel, poivre
Huile de tournesol

Commencer par cuire le saumon: dans un plat allant au four, déposer les filets, arroser d'huile d'olive, de sel, de poivre et faire cuire environ 15 à 20min à 190°C. Retirer du four, laisser refroidir puis émietter les dans un grand saladier. Découper le saumon fumé en petits morceaux, et mélanger au saumon cuit. Ajouter les herbes, les zestes de citron, les échalotes ainsi que le colcannon et bien mélanger. Goûter et saler, poivrer en consistance. En utilisant vos mains bien propres, façonner des petits palets (j'aime bien quand les fishcakes ne sont pas trop gros, environ 5cm de diamètre je dirai mais c'est selon les goûts).
Dans trois assiettes différentes (oui ce n'est pas très économique en vaisselle), verser la farine dans l'une, les oeufs battus dans l'autre et la chapelure dans la dernière. Plonger chaque palet dans les différentes assiettes, en suivant cet ordre. Les mettre de côté sur une plaque ou un plat allant au four, préalablement recouvert de papier sulfurisé. Répéter pour chaque palet. Faire cuire dans un four préchauffé à 180°C pendant 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que les fishcakes soient bien dorés. Server aussitôt avec une salade bien assaisonnée et des rondelles de citron. Au pub, on les sert généralement avec de la sauce tartare et des très grosses frites (ça ne dérange absolument pas les Irlandais de servir des pommes de terre avec des pommes de terre. Hum)


samedi 15 novembre 2014

Instants parfaits à Reykjavik

Il y a des voyages où l'on se fait chavirer un peu par nos émotions, vous savez, ce genre de voyage qui donne envie d'être exactement au moment et à l'endroit où vous êtes, et surtout avec la bonne personne. L'Islande, c'était tout cela pour moi et il me faudrait bien des talents d'écrivains pour décrire ces quelques jours passés sourire aux lèvres avec P. Je pourrai bien vous parler du délice de trouver un petit pot de confiture de myrtille sur notre table à notre arrivée, gentiment préparé par notre hôte Anna. Ou de nos promenades dans les supermarchés locaux, à hésiter longuement devant le rayon des skyr qui composeront notre petit-déjeuner (P. a une nette préférence pour la poire, j'aime beaucoup celui au caramel). Vous aurez sûrement plaisir comme nous à déguster un brunch divin au Laudromat Café (clean pour moi, P. s'étant laissé tenter par le dirty brunch), où les murs sont tapissés de cartes du monde, et les étagères remplies de livres - on s'y sent vraiment chez soi.



Peut être que vous aimerez déguster le chocolat brûlant et épicé du Café Haïti, avant de vous laisser guider dans les rues colorées de Reykjavik. Il y aura les maisons de toutes les couleurs, les dessins, sur les murs, les guirlandes de lumières dès que la nuit tombe (tôt, donc).


Je pourrai aussi vous parler de ces ballades que l'on ne voulait pas terminer autour d'un lac brillant, des lobster soup dégustées tout deux serrés sur un banc dans un cabanon de pêche* aux allures très Wes Andersonienne (enfin moi j'ai trouvé, à cause du serveur et son petit bonnet rayé), des white russian sirotés dans un bar* au décor parfait, un soir de grande fatigue (ou d'ivresse, je ne sais plus) ou de ces filles argentiques que l'on a vu défiler au musée de la Photographie (qui se trouve au 6ème étage de la bibliothèque de Reykjavik, où le rayon enfants m'a donné un peu le tournis tellement c'était trop joli). 


Je pourrai choisir de vous décrire les sculptures élégantes de Sigurjón Ólafsson ou l'art digitale du couple Vasulka (que vous pouvez tout deux admirer aux Galeries Nationales d'Islande), mais je crois que j'ai été le plus touchée par la maison pas banale d'Ásmundur Sveinsson. On avait marché pendant très longtemps sous la pluie et était arrivé une quinzaine de minutes avant la fermeture du musée. Je crois que la guide nous a bien aimé car on y est resté bien plus longtemps que prévu, elle nous a laissé admirer les oeuvres tout en rondeur et symétrie de ce sculpteur hors-norme. Elle avait un rire très doux et a eu besoin de ses lunettes lorsque P. a acheté une très jolie affiche en chuchotant it's a surprise. J'ai fait comme si je n'avais pas entendu et l'affiche trône maintenant fièrement dans l'appartement.


Il faudrait peut être finir sur cette nature islandaise, d'une beauté rare à vous couper le souffle. Sur ces nuits où le ciel s'illumine aux couleurs des aurores boréales, où le froid glacial de minuit et la chaleur de P. me font un peu tourner la tête (ou alors était-ce la gorgée de brennivín?). Sur le bleu du Blue Lagoon, ou le blanc des glaciers. Je sais que je ne trouverai pas les mots alors je garde tout cela pour moi, pour nous, il y aura toujours le papier glacé des photographies pour nous rappeler ces moments où c'était là, c'était maintenant, c'était avec lui.





Carnet d'adresses
*les brunch parfaits et autres gourmandises sont servis au Laundromat CaféAusturstræti 9, Austurstræti, 101 Reykjavík 
*pour un café ou chocolat très chaud, c'est au Café HaitiGeirsgata 7c, 101 Reykjavik
*les meilleures lobster soups sont à déguster au Saegreifinn, Geirsgata 8, 101 Reykjavik
*les whites russians sont bien sur servis au Lebowski Bar,Laugavegur 2a, 101 Reykjavík 

*musée de la photographie,Grófarhús, Tryggvagata 15, 101 Reykjavík
*Ásmundur Sveinsson Sculpture Museum
*National gallery of Iceland, Fríkirkjuvegur 7 101 Reykjavík

*pour les achats inutiles mais indispensables, allez faire un tour a Tiger, Laugavegi 13, 101 Reykjavik
*pour des gros pulls en laine et des bonnets tout doux, il faut aller à Geysir, Skólavörðustíg 16, 101 Reykjavík

mardi 21 octobre 2014

Un petit déj' de champion - avant l'Islande!

Olala, je fais vite car l'excitation est à son comble - demain soir, nous commençons notre périple jusqu'en Islande avec P. (c'est tout un périple oui, depuis Kilkenny!)
Cette semaine est donc passée au rythme des vêtements chauds à laver, des valises à préparer et de tout le travail à terminer, quand même. 
Du coup il nous fallait bien une recette de petit déj' de champion



Smoothie kiwi-lait d'avoine
inspirée de la très inspirée Gelatoallimon

Pour 2 grands verres

3 kiwis
1 petite banane (pas obligatoire)
50cl de lait d'avoine
1 c. à café d'extrait de vanille naturel

Dans le blender, mixer le tout (après avoir éplucher les fruits...). Déguster immédiatement. Avec une jolie paille c'est mieux.


dimanche 12 octobre 2014

Un curry pour deux

Ceci est une note très courte car parfois, il n'y a pas grand chose à dire (et puis il fait terriblement beau dehors, fait très rare ces derniers jours, donc je me presse, je ne voudrais pas manquer ça). C'est un plat que j'ai fait pour la première fois il y a un petit moment déjà, à peu près à la même époque, pour fêter notre emménagement commun avec P. Le garçon a été terriblement séduit, et puis il a dû être convaincu car un an après, on vit toujours ensemble, et il y a toujours ce curry à notre table.


Un curry très doux de crevettes et lychees 

C'est terriblement simple. Il faut commencer par décortiquer et nettoyer une vingtaine de crevettes (je les achète déjà cuites, si elles sont crues il faudra juste prolonger un peu la cuisson). Hacher finement une gousse d'ail, deux petites échalotes et un beau morceau de gingembre frais (un petit pouce). Dans un wok (ou une poêle assez large), faire chauffer un peu d'huile d'olive. Lorsque l'huile est bien chaude, y verser les échalotes, l'ail et le gingembre. Lorsque les échalotes deviennent transparentes, ajouter 1 à 2 cuillères à café de très bon curry en poudre (j'utilise de la poudre Rajah que ma petite maman me ramène toujours de l'île Maurice) et 1 cuillère à café de curcuma. Faire roussir deux minutes. Verser les crevettes et une petite boîte de lychees (égouttés et coupés en quatre, garder un peu de jus), et faire revenir quelques minutes, juste le temps de prendre une jolie couleur. Verser une petite boîte de lait de coco (400mL) et environ 2 cuillères à soupe du jus des lychees, et laisser mijoter 5 à 10 minutes. Juste avant la fin de la cuisson, ajouter 1 cuillère à soupe de sauce nuoc nam. Servez bien chaud, accompagné de riz au jasmin et de beaucoup de coriandre fraîche.



mardi 7 octobre 2014

Septembre est souvent comme un second et court printemps - Blackberry and buttermilk cake

Cette année, Septembre a défilé bien plus vite que d'habitude. Difficile de se dire qu'Octobre est déjà là, avec ces décorations d'Halloween qui habillent les shops, les monkey peanuts qui envahissent les supermarchés (je ne sais pas bien pourquoi mais ici Halloween est synonyme de cacahuètes), et les tea bracks que l'on déguste au petit-déjeuner.
Cette année, Septembre a défilé à la lecture de biens belles choses, il y a eu des soirées cinémas très réussies dans notre pub préféré (le dernier Jim Jarmush, Ascenseur pour l'Echafaud et puis le très beau The selfish giant), beaucoup trop d'heures passées au studio, un joli set de correspondance pour écrire à des filles dont je ne peux me passer, de jolis colis envoyés et reçus, et puis une visite que j'attendais avec impatience.
Cette année, Septembre a défilé au goût de club-sandwhich dégusté à la terrasse d'un café,  des premiers roasts de l'année (un poulet rôti au citron confit et une épaule d'agneau confite au thym), signe des premières soirées de grand froid, d'un gâteau aux pommes qui est revenu très souvent à l'heure du goûter, et puis surtout des mûres en pagaille - en crumble (mon préféré), en cobbler, en tarte ou en soufflé - et puis en gâteau moelleux mais qui croque quand même un peu,
le très réconfortant Blackberry and Buttermilk cake (cet été il a souvent été sur notre table avec de la rhubarbe, cette version est plutôt du genre fin août, début septembre).



Pour un petit moule à cake d'environ 22cm
Pour le topping:
30g de farine de blé
30g de sucre roux 
30g de beurre doux, à température ambiante
30g de noisettes grossièrement hachées
1/2 c. à café de muscade en poudre
Pour le cake:
160g de farine de blé
90g de sucre en poudre
1 sachet de poudre à lever
1/2 c. à café de sel fin
2 gros oeufs bien élevés
120ml de buttermilk
60g de beurre doux fondu
1 c. à café d'eau de fleur d'oranger
250 à 300g de mûres, fraîches (ou surgelées quand elles ne sont plus de saison)

Commencer par préchauffer le four à 180°C.
Beurrer un moule à cake de 22cm et le mettre de côté.
Préparer le topping
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, et la noix de muscade. Ajouter les noisettes, puis le beurre, et mélanger grossièrement du bout des doigts, comme pour préparer un crumble. Réserver.
Pour le cake, mélanger dans un saladier la farine, la levure, et le sel. Ajouter les oeufs, le beurre fondu (et refroidi), l'eau de fleur d'oranger et le buttermilk, et mélanger à l'aide d'un fouet ou d'une fourchette jusqu'à ce que l'appareil soit homogène. Incorporer délicatement les mûres au mélange, afin d'éviter qu'elles ne s'écrasent. 
Verser dans le moule à cake et lisser le dessus à l'aide d'une spatule.
Enfourner pour 15min, le dessus du gâteau doit à peine prendre. Y saupoudrer le crumble et enfourner de nouveau pour 45min. Bien surveiller, si le dessus colore trop vite, protéger à l'aide de papier d'aluminium. Au bout de ce temps, un couteau doit sortir bien prendre du centre de gâteau. Laissez refroidir complètement avant de déguster (trop bon avec une grosse cuillère de custard!).

Et puis finalement, Octobre ne s'annonce pas si mal que ça, avec ce journal hebdomadaire de Truffaut par Truffaut - j'ai même hâte d'être lundi prochain! J'ai été terriblement émue de lire au dos d'une enveloppe destinée à Robert Lachenay "Celui dont les lettres te sont les plus chers", j'ai même repris une petite part de cake pour m'en remettre (non mais vraiment, qui ne rêve pas de trouver cela en ouvrant sa boîte aux lettres?).

jeudi 2 octobre 2014

Une pizza d'automne - Butternut, bleu et sauge

Si l'envie vous a pris cette semaine de réaliser un risotto butternut, et que, comme moi, vous vous retrouvez avec une moitié de courge qui se demande bien comment elle va finir (la dernière fois c'était en soupe avec de la pomme et un peu de poudre à curry, délicieux!), alors vous serez peut être tenté par cette pizza d'automne, parfaite pour les soirées où la nuit tombe trop vite.


Pizza à la courge butternut, sauge et bleu
Pour 2-3 personnes

Pour la pâte à pizza (cela vous donnera 2 pâtes à pizza, vous pouvez congeler l'autre paton ou doubler les proportions de garniture)
7g de levure de boulanger sèche (ou 15g de levure de boulanger fraîche, dans ce cas il faut la diluer dans l'eau tiède)
260mL d'eau tiède
450g de farine
2 cuillères à café de sel
5 cuillères à soupe d'huile d'olive 

Pour la garniture
Une petite moitié de courge butternut
Une dizaine de feuilles de sauge, lavées et très bien séchées
Environ 30g de bleu, émietté grossièrement (j'ai utilisé du Cashel Blue)
Environ 30g de parmesan fraîchement râpé
200g de ricotta
2 c. à soupe de crème fraîche liquide
Du poivre
De l'huile d'olive

Commencer par préparer la pâte à pizza.
Mettre la farine dans un saladier, ajouter le sel, la levure et mélanger. Faire un puits, y ajouter l'huile d'olive et l'eau. Mélanger d'une main (la pâte est collante) puis pétrir pendant 10-15 minutes sur un plan de travail fariné, jusqu'à ce que la pâte devienne souple et homogène. Recouvrir le saladier d'un torchon propre et laisser lever 1 heure pour que la pâte double de volume.
Pendant ce temps, éplucher soigneusement votre courge butternut et la découper en rondelles, pas trop fines. Les disposer sur une plaque allant au four, napper d'huile d'olive, saler et poivrer. Si votre four à une fonction grill, faire cuire la butternut pendant 10 à 15min, en retournant à mi-cuisson, jusqu'à ce qu'elle soit moelleuse et dorée. Vous pouvez aussi la faire au four traditionnel à 190°C pendant environ 20min. Réserver.
Dans un bol, mélanger la ricotta et la crème fraîche, poivrer. Réserver.
Préchauffer le four à 200°C.
Lorsque la pâte à pizza à doubler de volume, dégazer la pâte et la partager en deux, former deux boules de pâte. Vous n'en avez besoin que d'une seule pour cette recette. 
Etaler la pâte sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisée (ou mieux, une plaque à pizza si vous en avez une). Recouvrir du mélange de ricotta, ajouter joliment les rondelles de butternut, saupoudrer de parmesan et verser un filet d'huile d'olive.
Enfourner la pizza pour 15-20min, ajouter le bleu a mi-cuisson (sinon il colore trop vite).
Pendant ce temps, faire chauffer un fond épais d'huile de tournesol dans une petite casserole. Dès que l'huile est chaude, y verser les feuilles de sauge, une par une, jusqu'à ce qu'elles prennent une belle couleur (cela prend environ 5 à 10sec, il faut bien surveiller). Déposer dans un bol recouvert de papier absorbant. Lorsque la pizza est bien dorée, la sortir du feu, y déposer les feuilles de sauge croustillante et servir immédiatement!

En plus de la pizza butternut, cette semaine j'ai aussi découvert la plus chouette des radios à voyager dans le temps (pour le moment, j'ai adoré me plonger dans les 50's aux US, mais c'était très prévisible).

mardi 23 septembre 2014

Après la pluie - Butternut squash and sage risotto

Ce qu'il a de bien, avec ces après-midis irlandais pluvieux, c'est qu'il n'y aucune raison de culpabiliser lorsque l'on ne pointe pas le nez dehors. On peut s'attarder devant les photographies bouleversantes de Gerry Andrews, d'une Irlande des 70's,  les visages marquées, les pintes de brunes, les tâches de rousseurs, les rides marquées, les dos courbés (en ce moment et jusqu'au 5 janvier au National Library of Ireland's National Photographic Archive). On peut siroter un hot cider (du cidre chaud, épicé à la cannelle) en attendant que la pluie cesse, hésiter longuement entre deux bandes dessinées puis finalement partir avec les deux (j'avais été très émue de trouver le premier album du Combat Ordinaire dans la petite boutique secrète des livres a Dublin, je pouvais pas partir sans - l'autre a été offerte par P. qui s'impatientait devant mon hésitation), engloutir un cherry candied giant scone au goûter, s'enfermer dans une salle de cinéma et admirer la nouvelle création du merveilleux studio Laika. On dîne plus tard de soupes, de copieuses cottage pie ou encore d'un risotto coloré.



Butternut squash and sage risotto
(risotto à la sauge et butternut)
Pour trois bons appétits, il vous faut:

Une moitié de petite butternut squash
Une échalote émincée

200g de riz Arborio de bonne qualité
Environ 800mL de bouillon de légumes corsés (n'hésitez pas sur la qualité du bouillon)
Un verre de vin blanc, italien de préférence
Un oignon blanc, émincé
Une dizaine de feuilles de sauge, émincées finement
100g de parmesan
De l'huile d'olive

Pour servir - quelques cuillères de ricotta fraîche, du poivre fraîchement moulu, des flocons de piments séchés (si l'on aime) et un peu plus de parmesan râpé (si comme moi, vous trouvez qu'il n'y a jamais assez de parmesan - surtout au restaurant).

Commencez par préparer votre butternut, c'est le plus laborieux. Epluchez votre courge à l'aide d'un bon couteau (attention à vos petits doigts), et découpez la en petit cubes. 
Dans une sauteuse ou une poêle à bord hauts, faites chauffer à feu vif de l'huile d'olive et ajoutez-y l'échalote. Une fois que tout cela commence à dorer, ajoutez les cubes de butternut et faites revenir pendant 5 min. Baissez le feu, et laissez cuire à couvert pendant 10 à 15 min, juste le temps que la butternut soit moelleuse et à peine dorée. Réservez au chaud.
Dans la même poêle, faites chauffer à nouveau un peu d'huile d'olive (vous devriez avoir des restes de la première utilisation) et lorsque l'huile est bien chaude, ajoutez l'oignon émincé.
Lorsque ce dernier est bien transparent (et que ça commence à sentir bon), versez le riz en une seule fois et faites le revenir tout en remuant à l'aide d'une cuillère en bois jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Versez le vin blanc et ne cessez pas de remuer. Lorsque le riz a absorbé tout le vin (cet ivrogne), baissez légèrement le feu et ajoutez une louche de bouillon. Répétez l'opération dès que tout le bouillon est absorbé par le riz, c'est important d'ajouter une louche à la fois (et d'être patient). Cela prendra 20 minutes. Lorsque le riz est prêt, ajoutez les cubes de butternut, le parmesan et la sauge ciselée et mélangez bien. Disposez une bonne quantité de risotto dans des assiettes creuses préalablement réchauffées, ajoutez quelques cuillerées de ricotta, parsemez d'un peu plus de parmesan, des flocons de piment, poivrez généreusement et dégustez sans attendre!