samedi 16 mai 2015

Croque!

Il y a quelques années maintenant, je partageais le minuscule mais très accueillant studio parisien de ma soeur. C'était une situation temporaire avant mon départ en Irlande, mais j'y ai tout aimé: les petits déjeuners sur le canapé, l'eau que l'on faisait bouillir dans la petite casserole pour le thé, la route que l'on faisait ensemble pour le déjeuner dominicale chez nos parents. Mais surtout, j'avais développé à l'époque une addiction surprenante pour les croque-monsieur, et je m'en nourrissais essentiellement (ça et les tartares de saumon-avocat). Ils avaient à l'époque un goût de réconfort immense, et c'est toujours vers eux que je me tourne lorsque je suis un peu nostalgique de cette collocation de rêve. Aujourd'hui ma soeur ne mange plus de viande alors j'ai beaucoup réfléchi à un croque-monsieur végétarien parfait. J'ai trouvé deux versions absolument addictives, et c'est ma façon d'essayer de la réconforter à mon tour. Douce, ces croques sont pour toi!

Croque épinards, chèvre et tapenade
Pour un croque d'égoïste
d'après Clea

On fait griller à sec dans une poêle quelques noisettes, que l'on épluchera et concassera grossièrement.
Puis on fait suer deux grosses poignées de pousses d'épinard dans la même poêle bien chaude, avec un peu d'huile d'olive.

Pendant ce temps, on tartine une tranche de pain de mie de tapenade, l'autre de chèvre frais.
Lorsque les épinards sont cuits (cela va très vite), on les égoutte bien pour se débarrasser de leur jus. On les dispose sur la tartine de tapenade, on assaisonne légèrement et on parsème de noisettes. On couvre d'une tartine au fromage, puis l'on réchauffe rapidement à la poêle, sous le grill ou encore mieux dans un appareil à croque!
On sert bien chaud.



Croque au chutney d'ananas, cheddar et tofu fumé
Pour un croque exotique

On fait griller deux tranches de pain de mie d'un seul côté (sous le grill du four).
On tartine d'un très bon chutney d'ananas le côté non toasté (on peut remplacer par n'importe quel chutney de son choix: mangue, betterave, papaye, ...) 

On émince quelques lamelles d'oignon rouge. On découpe quelques tranches, assez épaisses, de tofu fumé et de vieux cheddar (de la meilleure qualité que vous pouvez trouver). On dispose les tranches de tofu sur une des tartines, le cheddar et les lamelles d'oignon sur l'autre. On passe rapidement sous le grill, le temps que le fromage fonde gentiment. On réchauffe rapidement à la poêle ou dans l'appareil à croque. On tranche le sandwich en diagonal, et on déguste bien chaud.

mardi 12 mai 2015

Parfois, il n'en faut pas plus.

Rien n'est plus réconfortant je trouve qu'un plat de pâtes fumant. Il suffit d'une sauce qui va bien pour napper les pennes brûlantes, de parmesan fraîchement râpé pour saupoudrer le tout, et on n'oublie que la journée a été longue. Parfois, il n'en faut vraiment pas plus.

Penne aux noix et sauce Romesco
Recette sympathique inspirée de ma lecture quotidienne du Guardian



Comme on ne veut vraiment pas en faire trop, on mixe dans le bol du blender ou à l'aide d'un mixeur plongeant, deux ou trois poivrons grillés et marinés, une boîte de 400g de tomates pelées et coupées en dés (j'aime bien utiliser des tomates cerises pour cette recette mais faites selon vos placards), deux gousses d'ail pelées et écrasées, deux cuillères à soupe d'huile d'olive et deux cuillères à soupe de vinaigre de vin blanc. Assaisonner de sel, poivre et paprika. On réchauffe à feu doux dans une petite casserole.
Pendant ce temps, on fait griller quelques cerneaux de noix que l'on réduira en poudre.
On fait cuire nos pâtes préférées (ou juste celles que l'on trouve au fond du placard) dans un grand volume d'eau bouillante salée. Lorsque les pâtes sont prêtes, on les dresse dans des assiettes (chaudes, les assiettes), on les nappe de sauce, et l'on saupoudre de noix et de parmesan râpé. On déguste sans attendre.

dimanche 10 mai 2015

Ottolenghli dans ma cuisine

Si comme moi vous lisez The Guardian, ou même si êtes simplement assidu(e) de la blogosphère culinaire, vous n'avez sans doute pas pu passer à côté de Yottam Ottolenghli. Ce chef londonien est une vraie mine d'inspiration. Je l'ai découvert en offrant son très beau livre Jérusalem à ma copine Helmut. Il fait parti de ces livres qu'on ne peut que partager avec les gens qui nous sont chers, je crois. Je l'avais feuilleté encore et encore avant de l'emballer soigneusement pour H., l'estomac gargouillant et l'esprit voyageant. Depuis, H. ne m'en tarie que des éloges, et même si je n'ai pas encore cédé à la tentation d'acheter un de ses livres pour moi même, j'y travaille (P. veille à ce que la collection de livres de cuisine n'envahisse pas complètement la bibliothèque..)
Grâce à Internet j'ai pu cependant tester plusieurs de ses recettes et j'avais très envie de vous parler de cette tarte qui m'avait drôlement tapé dans l'oeil. Miso et pomme de terre se marient - étonnamment - à merveille! Elle est encore meilleure réchauffée le lendemain (donc parfaite pour les lunch box).  

Tarte miso et pommes de terre d'Ottolenghli
modifications minimes!


Pour une tarte à partager en six, il faut
1 rouleur de pâte feuilletée 
10cl de vin blanc sec
2 c. à soupe de pâte de miso de votre préférence (je suis plutôt adepte du miso brun)
2 grosses pommes de terre, cuites, pelées et taillées en dés (dans la recette originale, les pommes de terre sont crues - dans ce cas, il faudra les faire cuire au four pendant une heure au lieu de 30min)
Quels branches de thym frais
3 ou 4 feuilles de laurier, selon la taille
2 oeufs
20g de beurre doux
240ml de crème fraîche liquide
3 c. à soupe de parmesan fraîchement râpé
1 petite bûche de fromage de chèvre frais
Les zestes d'un citron non traité (optionnel)
Du poivre du moulin (Ottolenghli préconise du poivre blanc, mais je n'en avais pas sous la main)

Commencer par préchauffer votre four à 180°C.
Faire cuire votre pâte feuilletée à blanc dans un moule à tarte, pour environ 20 à 25min, elle ne doit pas trop dorer. Sortir du four et laisser tiédir.
Baisser la température du four à 160°C.
Dans un bol, diluer la pâte miso et le vin blanc.
Sur une plaque de four creuse, répartir les dés de pommes de terre, le thym, les feuilles de laurier, le beurre et les zestes de citron si vous les utiliser. Bien poivrer, verser le liquide miso-vin blanc et bien mélanger.
Couvrir d'une feuille d'aluminium et enfourner pour 20 à 30min, jusqu'à ce que le liquide soit évaporé. Sortir du four et ôter les branches de thym et les feuilles de laurier.
Dans un autre saladier, battre les oeufs avec la crème fraîche liquide. 
Saupoudrer le parmesan râpé sur le fond de tarte puis y répartir les pommes de terre et le fromage de chèvre, coupé en rondelles. Verser le mélange d'oeufs et crème. Ajouter quelques branches de thym, et enfourner pour une autre demi-heure .
Lorsque le dessus de la tarte est bien doré, sortir du four et laisser refroidir quelques minutes.
Servir avec une belle salade verte en pensant aux associations improbables.


lundi 4 mai 2015

Le retour (des aubergines)

Ces derniers mois on été un vrai tourbillon. Il y a eu une chouette promotion (qui excusera ma disparition passagère sur le blog j'espère...), une nouvelle addiction à Peaky Blinders et les Tamaki, beaucoup de dîner sur le pouce, un voyage à Annecy à préparer, un nouveau sandwich préféré donc il faudra que je vous parle bientôt. C'est drôle mais cela me fait un bien fou de prendre le temps de réécrire par ici, il faut dire que je vivais beaucoup dans la culpabilité ces derniers temps (souvent à l'heure du dîner, quand c'est drôlement bon et que je me dis que je pourrais faire l'effort de prendre une jolie photo - et puis non car a) j'aime pas manger froid b) l'appareil photo n'est pas chargé c) j'ai déjà tout fini mon assiette)

Donc pour me faire pardonner ma longue absence, et puisqu'elles sont toute juste de retour sur les étals du marché ici, un petit plat tout simple que je sors souvent les soirs de grande flemme (vous allez croire que ça arrive tous les jours, mais non promis!) 

Aubergine laquée au miso


C'est vraiment tout simple. Il faut compter une aubergine pour deux personnes.
On commence par préchauffer le four à 190°C. On prépare la petite sauce qui va bien: dans un bol, mélanger 3 cuillères à soupe de sauce de soja (de bonne qualité, c'est mieux), 1 belle cuillère à soupe de votre miso préféré, et un petit bout de gingembre râpé (je met un demi pouce environ). Découper l'aubergine en deux dans sa longueur, et quadriller chaque moitié à l'aide d'un bon couteau. Peler et trancher en fines lamelles une gousse d'ail et la glisser dans les fentes de l'aubergine (aider vous de la lame de votre couteau). Déposer les deux moitiés sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé ou d'aluminium, napper légèrement d'un filet d'huile d'olive puis laquer votre aubergine de la petite sauce qui va bien. On poivre généreusement et on fait cuire environ pendant 20 à 25 minutes. L'aubergine doit être bien grillée!
Pendant ce temps, on prépare du riz blanc comme à son habitude. On sert une moitié d'aubergine par personne dans un joli bol, garni de riz brûlant (si il nous reste de la petite sauce, on l'arrose copieusement) et beaucoup de ciboulette. On déguste sans attendre!